4ème de couverture:
Classique parmi les classiques, Victor Hugo est LE maître de l'écriture. Dans ce livre, vous serez envoûté dès les premières pages par la dimension de la description, du dialogue et de l'histoire. 200 ans après sa parution, ce livre conserve un suspense incroyable.
Ici on ne parle pas de poésie, on parle grand, on parle fort, on est énorme comme le sujet, bien réel, qui nous ouvre les yeux sur une époque tourmentée s'il en fût (1793 soit 4 ans après 89, la révolution et la guillotine pour Louis XVI) en France. À la dernière ligne, au dernier mot d'un livre qui vous aura surpris à chaque page, on ne peut que respecter Hugo que pour ce qu'il est: définitivement un des plus grand écrivain de tous les temps.
N'hésitez pas une seconde, vous vous en remercierez. Un livre hors du commun.
Extraits:
… Dans les derniers jours de mai 1793, un des bataillons parisiens amenés en Bretagne par Santerre fouillait le redoutable bois de la Saudraie en Astillé. On n’était pas plus de trois cents, car le bataillon était décimé par cette rude guerre. C’était l’époque où, après l’Argonne, Jemmapes et Valmy, du premier bataillon de Paris, qui était de six cents volontaires, il restait vingt-sept hommes, du deuxième trente-trois, et du troisième cinquante-sept. Temps des luttes épiques.
Les bataillons envoyés de Paris en Vendée comptaient neuf cent douze hommes. Chaque bataillon avait trois pièces de canon. Ils avaient été rapidement mis sur pied. Le 25 avril, Gohier étant ministre de la justice et Bouchotte étant ministre de la guerre, la section du Bon-Conseil avait proposé d’envoyer des bataillons de volontaires en Vendée ; le membre de la commune Lubin avait fait le rapport ; le 1er mai, Santerre était prêt à faire partir douze mille soldats, trente pièces de campagne et un bataillon de canonniers. Ces bataillons, faits si vite, furent si bien faits, qu’ils servent aujourd’hui de modèles ; c’est d’après leur mode de composition qu’on forme les compagnies de ligne ; ils ont changé l’ancienne proportion entre le nombre des soldats et le nombre des sous-officiers.
Le 28 avril, la commune de Paris avait donné aux volontaires de Santerre cette consigne : Point de grâce, point de quartier. À la fin de mai, sur les douze mille partis de Paris, huit mille étaient morts.
…Le canon allait et venait dans l’entrepont On eût dit le chariot vivant de l’Apocalypse. Le falot de marine, oscillant sous l’étrave de la batterie, ajoutait à cette vision un vertigineux balancement d’ombre et de lumière. La forme du canon s’effaçait dans la violence de sa course, et il apparaissait, tantôt noir dans la clarté, tantôt reflétant de vagues blancheurs dans l’obscurité.
Il continuait l’exécution du navire. Il avait déjà fracassé quatre autres pièces et fait dans la muraille deux crevasses heureusement au-dessus de la flottaison, mais par où l’eau entrerait, s’il survenait une bourrasque. Il se ruait frénétiquement sur la membrure ; les porques très robustes résistaient, les bois courbes ont une solidité particulière ; mais on entendait leurs craquements sous cette massue démesurée, frappant, avec une sorte d’ubiquité inouïe, de tous les côtés à la fois. Un grain de plomb secoué dans une bouteille n’a pas des percussions plus insensées et plus rapides.
… Le vieillard regarda le canonnier.
– Approche, dit-il.
Le canonnier fit un pas.
Le vieillard se tourna vers le comte du Boisberthelot, détacha la croix de Saint-Louis du capitaine, et la noua à la vareuse du canonnier.
– Hurrah ! crièrent les matelots.
Les soldats de marine présentèrent les armes.
Et le vieux passager, montrant du doigt le canonnier ébloui, ajouta :
– Maintenant, qu’on fusille cet homme.
La stupeur succéda à l’acclamation.
Informations sur ce ebook:
- Nombre de pages en version AcrobatReader: +300
- Poids du téléchargement: env 1.000 kb
- Nous garantissons la livraison de votre ebook:
- En cas d'erreur: contact