4ème de couverture:
Roman noir, extrêmement violent.
Lyess Scarandeti est bien connu des lecteurs du web. Il a déjà plusieurs livres/ebooks à son actif, dont « NecExtra Plus » que vous trouverez aussi dans nos pages. Sa vision du monde lui permet de mettre le doigt sur les plus gros défauts de notre société actuelle qui, sous couvert d’un vague vernis d’éducation, cache en fait la violence, les trafics, la corruption et un système bancaire dépendant des barons de la drogue et des guerres.
Ce que certains chuchotent, l’auteur le hurle dans ses textes.
Résumé: Après de longues et fastidieuses études, Jocelyn recherche un poste en gestion-comptabilité dans un monde révolutionné par la mise en marché récente d’un logiciel si performant, qu’il remplace ce type d’emploi d’un simple clic de souris. Devenu balayeur en entreprise, il se trouve un jour sur le passage de l’ennemi public n°1 : « Atlas », dont la capture rapporterait 30 millions d’euros.
Dans un monde qui frôle les 50% de chômeurs, Jocelyn y voit la possibilité de devenir riche et de pouvoir créer son entreprise afin de mettre en pratique ses acquis. Mais pour cela il lui faudra descendre au fond des égouts, dans le « trou à rats », où les rats sont des para-militaires en charge de protéger les lieux. Une descente aux enfers pour notre héros qui devra choisir entre tuer, ou être tué.
Si vous avez aimé le magnifique film de Luc Besson « Léon », vous n’aurez aucun mal à imaginer Jean Reno dans le rôle de Blaise dans ce livre d’une rare violence. Un ebook à ne pas mettre entre toutes les mains. Sur ce, bonne route dans le « trou à rats ».
Extraits:
1… Jocelyn, équipé d’un chiffon, nettoyait l’une des vitrines de la société puis se mit à penser qu’il travaillait dans un bureau, de l’autre côté de l’une des portes du corridor. Il aurait pu être l’un de ces dirigeants ou assistants, un chef de projet. Mieux encore, mais moins possible : être le chef comptable de la société, là où il pourrait mettre en pratique toutes ses connaissances et se rendre indispensable à l’entreprise. Pour l’un de ces postes, il serait assis confortablement dans un fauteuil de cuir, décontracté, à établir une liste de comptes, un projet, ou définir une politique d’entreprise. Ces postes étaient très limités. Ses chances d’accéder à un pareil rang l’étaient aussi. Après un long moment de songeries, il reprit conscience des réalités. Si un jour il voulait avoir sa société, même en travaillant dur, très dur, même en étant compétent, très compétent, même en ayant de l’imagination, beaucoup d’imagination, et ce n’était pas les idées qui manquaient à Martely, cela ne suffirait pas. Et ce même en étant aidé par des structures, de nombreuses structures. Ce qu’il fallait, et il en avait pleinement conscience, c’était de l’argent, beaucoup d’argent.
2… avant que le colosse n’ait pu atteindre sa cible, il fut stoppé par un violent coup de paume qui s’abattit sur son front, donné par Majesté. Le malfrat fut éjecté au sol comme un ressort ayant rebondit sur la paume de la main de son rival. Son corps émit un bruit sonore de craquement au contact du sol. Majesté retira le cigare qu’il avait à la bouche pour cracher une volute de fumée. Il le replaça ensuite calmement entre ses lèvres pendant que l’intrus se relevait lentement tout en grimaçant de douleur. Soudainement, ce dernier se remit sur pied d’un coup sec et envoya un coup du poing gauche et un second du droit dans le ventre de Majesté qui, cigare à la bouche, ne bougea pas d’un centimètre. Il n’était pas le moins du monde déstabilisé par cet effet de surprise. L’intrus envoya alors un crochet de son poing droit dans la figure de son rival, mais ce dernier arrêta son poing en le saisissant de l’une de ses mains ouverte. Puis il le serra, ce qui fit plier son adversaire de douleur, qui déposa progressivement un genou à terre puis le second, en criant. Toujours très tranquillement, Majesté prit son cigare de sa deuxième main. Après avoir expiré un peu de fumée de son nez, il se le remit en bouche tandis qu’il continuait de tordre violemment le poing de son adversaire, qui redoublait de hurlements. Enfin, il le tira vers lui d’une main et dans la continuité du mouvement lui asséna un violent coup de coude de l’autre bras, chose qui eut pour effet de l’envoyer droit au sol pour la deuxième fois. L’intrus, avec l’énergie du désespoir, se releva doucement en se tortillant, une arcade sourcilière ouverte et du sang s’écoulant au sol. Majesté prit son élan et en poussant un violent cri, typique des kiaï d’art martiaux asiatiques, lui affligea en vitesse un gigantesque coup de pied avec le bout de sa chaussure militaire, de type « doc martins », en plein visage, ce qui eut pour effet de faire éjecter une marre de sang du nez de la victime dont la tête, entraînant le corps en arrière, retomba net au sol, le tapant brusquement. Le bruit du crâne frappant par terre produisit un son de bris d’os. Cette fois, l’intrus ne cria pas. Il était inconscient et du sang se mit à couler de ses oreilles et de ses narines. Majesté était dans un état second. Il s’approcha de sa victime en sortant son pistolet, puis il le pointa dans sa direction.
3… - Ici Alpha B3, équipe de Rats numéro 9, me recevez-vous ?
- Oui, j’écoute, répondit Lionel après s’être saisi de l’appareil d’un vif mouvement.
- Un intrus a échappé à un contrôle de police il y a un instant en molestant un agent. Il a pris la fuite par la zone 4. On a perdu sa trace et les caméras de surveillance ne le distinguent nulle part au secteur extérieur. Il y a de fortes chances qu’il se soit enfui en passant par une bouche d’égout au niveau de votre territoire, alors vigilance… il paraît qu’il est armé d’un couteau.
- Bien reçu, transmis.
- Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu’on va avoir du travail aujourd’hui, affirma Raoul.
- J’espère que ton instinct dit juste, répondit Zipo. J’adore bosser.
Puis l’équipe continua son chemin. Tout en marchant, Majesté, continuant sa contemplation de l’environnement via ses jumelles, commença :
- Je ne crois pas du tout en cette putain de justice. Dans ce pays, on a une loi qui est faite seulement pour protéger les criminels et les délinquants. Ça ne sert à rien de faire arrêter quelqu’un, il est remis en liberté avant même la fin de la déposition. Il n’y a pas d’ordre ici. Comment tu veux qu’il n’y ait pas toute cette racaille en liberté qui récidive en permanence ? Putain, si ça ne tenait qu’à moi, on foutrait la peine de mort pour tous les nazes, même pour les p’tits délinquants récidivistes. Ça résorberait encore mieux le taux du chômage. Je commence vraiment à en avoir ras-le-cul de ces p’tites ordures, ils sont irrécupérables. Ces fils de érémistes illettrés, qu’est-ce que tu veux qu’ça donne ? Des lumières, peut-être ?
Le chef arrêta son laïus un instant pour se concentrer sur un point précis qu’il observait de ses jumelles puis reprit :
- Réinsertion sociale ! dit-il d’un air doux ironique…
… avant d’enchaîner d’un ton brutal :
- Réinsertion mon cul, oui !
…/…
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Ce eBook a été ajouté à notre catalogue le mercredi 16 avril 2008.