4ème de couverture:
Roman policier.
Jean-Marie Cauët a déjà écrit 3 romans qui reçoivent d’excellentes critiques. Dans un style simple et efficace, ses polars bien ficelés mettent en scène des personnages qui ne manquent jamais d’humour, quelles que soient les circonstances. Un plaisir de lecture, on ne s’ennuie pas une seconde.
Il est aussi l’auteur de plusieurs pièces de théâtre qui sont jouées aussi bien en France qu’à l’étranger.
Résumé: Ginette Sandler est une jeune et jolie coiffeuse. Il ne lui manque qu’un bel homme à ses côtés pour être parfaitement heureuse. En tout cas ce ne sera pas son dernier amant qu’elle retrouve allongé par terre, un couteau de cuisine dans le dos, en sortant de la salle de bain où elle prenait une douche. Relâchée par la police grâce à l’intervention de son beau-frère, avocat célèbre, elle remontera une piste qui mettra sa vie en danger à tout instant.
Hélas, elle a un gros défaut, elle parle trop. Ah ! Si seulement elle pouvait la fermer de temps en temps…
Extraits:
1… Je m’ennuie tellement que je commence à somnoler, bercée par le brouhaha, quand je ressens autour de moi une recrudescence d’activité. Un type vient d’entrer dans le commissariat, et tout le monde parle plus fort, chacun a l’air plus affairé. Ça doit être un chef !
Bingo : il s’avance vers moi. Je lui donne cinquante ans, ses traits sont marqués comme s’ils avaient été sculptés et ses cheveux châtains, qui tirent sur le roux, lui pendent sur la nuque. Comme il est un peu dégarni au-dessus du front, on a l’impression que sa perruque a glissé. Il est vêtu d’un pantalon beige et d’une vieille veste marron sous laquelle il doit avoir passé une chemisette.
- Ginette Sandler, domiciliée trente cinq rue de la Paix, coiffeuse. Exact ?
- Exact. Vous pourrez revenir en deuxième semaine !
- Pardon ?
- Je veux dire : oui, c’est moi. Et vous, c’est comment ?
- Commandant de police Franck Boidon. Je reviens de chez vous.
- Et moi je voudrais bien y retourner. C’est possible ?
- C’est encore un peu tôt. Venez dans mon bureau, nous avons à parler.
2… Christine, qui n’a visiblement pas pu entendre mes conversations téléphoniques malgré toute son attention, remercie une cliente qui vient de lui refiler un pourboire, la reconduit jusqu’à la porte, et s’approche de moi.
- Ça vous va bien, les robes à manches longues.
Un compliment venant d’elle ! Elle a sans doute besoin de moi…
- Si ça ne m’allait pas, j’en mettrai quand même, je suis un peu frileuse en ce moment.
- Je connais quelqu’un qui pourrait vous intéresser.
Elle a dit ça comme si elle me proposait des photos pornos.
- Vous parlez de quoi exactement ?
- De l’employé supplémentaire. Vous nous aviez dit que vous avez mis une annonce.
- Ah oui, c’est vrai. Et vous connaissez quelqu’un ?
- Oui. Il s’appelle Mario Boccelli.
- D’origine belge, apparemment. Un vrai nom de coiffeur, en tous cas. Il est comment ?
Son regard s’allume.
- Il est beau… Heu…
- Et vous couchez sans doute avec. Ce que je vous demande, c’est s’il est capable de faire la différence entre un caniche et la tête d’une rentière.
Je n’aurais pas pu faire carrière dans la diplomatie, je le reconnais, mais le style direct permet de gagner du temps. Et je vois à la couleur des joues de Christine que j’ai mis dans le mille.
3… Je fais un signe à Christine et je sors… pour me jeter dans les bras du capitaine Boidon !
J’ai dû laisser échapper une expression triviale, car le flic lève les yeux au ciel et marmonne :
- Il n’y en a qu’une seule comme celle-là, et il a fallu que ça tombe sur moi !…
- Je ne suis pas tombée, je vous ai seulement bousculé. Et c’est la première fois que quelqu’un se plaint d’avoir eu un contact physique avec moi ! D’abord, pourquoi êtes-vous ici ? Ne me dites pas que vous êtes venu gâcher mon déjeuner avec une mauvaise nouvelle !
- Je ne sais pas si c’est une mauvaise nouvelle pour vous, mais c’est un nouvel emmerdement pour moi. Ça m’a fichu un coup au moral.
- Et vous venez chercher du réconfort auprès de mamie Ginette ?
Il faut que je fasse gaffe : il va me taper dessus, je le vois à son regard. Mais sa réaction me laisse pantoise. Il avale une grande goulée d’air et m’annonce calmement :
- Si vous allez manger, j’en ferais bien autant. Je vous invite.
- Bigre ! D’abord un chocolat, maintenant un repas… La prochaine fois, ce sera un vison ?
- Si seulement il pouvait ne pas y avoir de prochaine fois ! Vous m’épuisez. Allons-y.
…/…
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Ce eBook a été ajouté à notre catalogue le vendredi 18 avril 2008.